Archive for the 'Non classé' Category

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Bonne année 2017

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Bonne Année 2016

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Mes vacances électorales à Brignoles

Certains lecteurs de ce blog s’étonnent de ma paresse à écrire. Ces derniers temps au moins j’ai une bonne excuse : je me suis impliqué dans les élections départementales dans le canton de Brignoles (Var) d’où je suis natif. Il ne s’agit pas du tout de questions universitaires, mais l’affaire est si importante que j’ai décidé de vous la raconter, non pas comme un journaliste ou un expert que je ne suis pas, mais comme un témoin engagé.

Tout le monde sait qu’en 2013, à la faveur d’une élection partielle dans le canton de Brignoles, un conseiller général Front National avait été élu. C’était alors un événement unique en son genre qui avait fait les gros titres des journaux. Aujourd’hui, après le second tour des élections départementales, le binôme FN se trouve battu - de justesse - par un binôme UMP-UDI. C’est une bonne nouvelle, direz-vous. Mais l’histoire n’est pas si encourageante lorsqu’on la replace dans son contexte, et qu’on en considère tous les enjeux.

Aux cantonales de 2004 dans le canton de Brignoles, Claude Gillardo PCF est élu au second tour avec 44,4% des suffrages exprimés contre le candidat UMP 30,59%. Le taux de participation était de près de 66%. Aux municipales de 2008 Claude Gillardo est élu maire de Brignoles. Sa liste avait obtenu 47,43% au second tour avec un taux de participation de 65,18%.

Les élections cantonales suivantes ont lieu les 20 et 27 mars 2011 et le candidat FN Jean Paul Dispard  est élu conseiller général au second tour contre Claude Gillardo. Cette élection fait l’objet de nombreux commentaires sur le plan national. Le candidat de l’UMP a été éliminé dès le premier tour ; à la suite de quoi on a vu s’opposer le candidat PCF au candidat FN, ce dernier étant élu à 5 voix près. Saisie d’un recours, la juridiction administrative annule le scrutin à l’automne 2011.

Une nouvelle élection est organisée les 24 juin et 1er juillet 2012. Le maire communiste de Brignoles, Claude Gilardo, remporte le scrutin par 13 voix d’avance face au candidat FN. Le 21 décembre 2012, le tribunal administratif de Toulon annule à nouveau cette élection.

À la suite de ces annulations, des élections partielles sont à nouveau organisées les 6 et 13 octobre 2013. Elles méritent d’être suivies dans le détail. Le premier tour est marqué par une très faible participation (33 %). Laurent Lopez, candidat du Front national, arrive en tête au premier tour avec 2.718 voix (40,4 % des suffrages exprimés) devant la candidate UMP Catherine Delzers avec 1.397 voix (20,8 % des suffrages exprimés). Les deux candidats de gauche, PCF et EE-LV sont éliminés alors que la gauche était majoritaire en 2012 ! Si l’on rajoute les suffrages obtenus par un dissident FN l’extrême droite réunit au total plus de 49 % des voix lors de ce premier tour. Le second tour est marqué lui aussi par un taux de participation faible, bien que supérieur à celui du premier (47,47 %). Laurent Lopez s’impose face à Catherine Delzers en réunissant 5.031 voix (soit 53,91 % des suffrages exprimés) tandis que son adversaire UMP obtient 4.301 voix (soit 46,09 % des suffrages). Les 2.926 inscrits supplémentaires qui se sont rendus aux urnes ont majoritairement été captés par Laurent Lopez.

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Bonne année 2015

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Commentaire

On trouvera ici un commentaire de l’article « Les communautés d’université : des « systèmes » à la française ? ». Ce commentaire est proposé par Bernard Belloc, Président honoraire de l’Université de Toulouse 1 Capitole, Ancien conseiller enseignement supérieur recherche à la Présidence de la République. Il est publié sous sa responsabilité. 

Dans le désert sibérien du débat actuel sur l’université en France, ce papier est le bienvenu. Je ne partage pas, loin s’en faut, toutes les positions de JFM, ce qui ne le surprendra pas, mais ses analyses sont de remarquables contributions au débat. Sous un gouvernement de gauche nous assistons actuellement à une triple régression: régression budgétaire tout d’abord, qui va à nouveau nous faire reculer en terme de dépense par étudiant en dessous de la moyenne des pays de l’OCDE, difficilement atteinte en 2012, régression sur le plan de l’autonomie, car l’Etat a désormais repris tout le contrôle du pilotage  de ses universités après les sans doute trop timides avancées de la LRU, et, plus triste, régression intellectuelle car aucune idée nouvelle ne semble être mise sur la table par des universitaires français partagés entre un individualisme forcené et un appel pathétique à la protection de l’Etat, dérisoire dans un monde devenu global. Même l’Etat chinois est en train de lancer une profonde réflexion sur l’autonomie qu’il convient désormais d’accorder à ses universités dans un monde devenu global, alors que l’autonomie des universités chinoises est de facto déjà largement plus grande que celle des universités françaises !

Je retiens d’abord du papier de JFM une excellente définition de la démocratie universitaire recadrant bien les choses: la démocratie universitaire c’est le degré de liberté laissé aux universitaires et pas le pouvoir de la base sur le sommet. La démocratie n’a rien à faire à l’université s’il s’agit de donner le pouvoir à la communauté universitaire. Les universités ne lui appartiennent pas et les collègues qui en appellent à tout bout de champ à la démocratie universitaire pour justifier le pilotage des universités par les universitaires devraient prendre le temps de la réflexion. Ils se rendraient compte que cela ne peut que conduire par réaction au renforcement du pilotage des universités par l’Etat, seul vrai propriétaire des universités au nom de la société civile qu’il représente dans un régime politique général de démocratie représentative. J’ai un grand regret qu’on n’ait pu imposer dans la loi LRU des conseils d’administration composés de membres externes à la communauté universitaire, ainsi que de vrais sénats académiques, non exécutifs mais représentants les universitaires. Trop novateur alors, dans un monde français trop figé. La situation actuelle n’est pas non plus tenable, avec deux instances dirigeantes élues créant une double légitimité au mieux paralysante pour les universités. On ne pouvait mieux s’y prendre pour affaiblir les universités et redonner complètement la main à l’Etat. Mais bon, peut-être que de petits pas en petits pas, les choses évolueront vers une situation acceptable en ce qui concerne la gouvernance des universités françaises et de leur autonomie.

Le trait le plus important de la loi mise en œuvre actuellement semble être la mise en place de regroupements d’universités, les COMUE, qui peuvent prendre différentes formes. Il y a quelques années j’avais décrit, dans un ouvrage paru aux PUF, deux des principaux systèmes public américains, le système californien et le système du Wisconsin. Les deux me semblaient en effet constituer une bonne base pour imaginer un cadre d’évolution pour le système français, même s’ils ne peuvent résumer à eux seuls la très grande diversité des systèmes publics américains, soulignée à juste titre par JFM.

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Bonne année 2014

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Les limites d’une loi qui ne règle rien

L’examen parlementaire du projet de loi sur l’enseignement supérieur et la recherche va s’engager dans un contexte assez déconcertant. Il est assez remarquable de voir, d’un côté, des syndicalistes qui demandent l’abandon de la loi[1], des universitaires radicaux pour lesquels la loi actuelle (LRU) est un mal absolu, et qui accusent le pouvoir de la maintenir - voire de l’aggraver[2] - et, de l’autre, un groupe de ci-devant recteurs qui voient dans la nouvelle loi la trahison de la LRU (à laquelle ils sont globalement favorables) et « la capacité de l’enseignement supérieur à s’autodétruire » [3]. Les syndicats d’enseignants et de chercheurs accusent la ministre de passer à la trappe le rapport Le Déaut dont l’auteur estime, lui : « l’avant-projet de loi reprend largement les conclusions de mon rapport ». Tandis que, parallèlement, le président de la CPU n’hésite pas à affirmer : « Cette loi porte une grande ambition, elle va profondément changer le paysage de l’enseignement supérieur et de la recherche ». Et l’UNEF, de son côté, considère qu’elle a obtenu « des engagements importants de la ministre pour remettre les étudiants au cœur de la réforme ».

Les uns et les autres ne doivent pas regarder le projet de loi avec les mêmes lunettes. L’ennui c’est qu’il faille des lunettes pour porter un jugement.

La situation dans laquelle nous sommes englués aujourd’hui mérite analyse et réflexion, plutôt qu’anathème. D’où vient cette incapacité à avancer dans l’élaboration d’une réforme qui soit autre chose qu’un ensemble de mesures techniques, (les unes formelles, les autres déstabilisantes), sans grands objectifs qui emportent l’adhésion ? Une réforme réussie suppose des forces qui la portent, qui aient une vision claire et raisonnée des transformations souhaitables. L’idée de trouver ces forces par le biais des Assises, a échoué, disons le. Elle n’aurait eu de sens que s’il y avait eu, auparavant, une large prise de conscience des enjeux et des transformations à opérer. On a plutôt eu l’expression d’intérêts hétéroclites, face à une technocratie d’Etat peu portée aux audaces. Il a manqué un travail préalable, comme cela avait été le cas avec les colloques de Caen qui ont engendré, en leur temps, une nouvelle forme d’université. Car une réforme n’est pas la simple résultante d’une loi.

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Bonne année 2013

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Une page de pub

VIENT DE PARAITRE

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La consigne du paradis

Nouvelles

Vivienne MELA

Collection : Ecritures

16,50 € • 154 pages

 

À la consigne du paradis les portes des casiers s’ouvrent et les personnages s’animent. Manon, fillette éprise de poésie, se bat contre les dictionnaires ; un vagabond transporte dans sa besace ses filles adorées, enroulées dans du papier journal ; Max, employé modeste, se passionne pour le langage des animaux ; Sergio, dans son bureau austère, remplit les armoires de ses rêves… Les portes se referment, les murmures persistent.

L’AUTEUR

Vivienne Méla est linguiste et a enseigné à l’université Paris VIII. Elle a déjà publié des nouvelles dans des revues littéraires.

 

Extrait

Une lumière floue, humide flotte au-dessus des prés, chargée de l’odeur âcre des moutons, rêche des algues qui sèchent au vent. Je ne vois plus son visage ; je ne sais pas s’il avance ou s’il revient. Il n’est plus qu’un dessin crayonné sur papier gris : quatre traits noirs, surmontés d’une boule noire, qui semblent s’animer si on cligne des yeux.

J’ai envie de rester assise ici, de respirer l’odeur de la nuit qui tombe : la laine mouillée de rosée, la brise salée qui vient du large. J’ai envie d’écouter les suçotements de la terre imbibée d’eau, le bêlement des moutons. J’ai envie de te regarder disparaître. Ce ne sont pas des choses à dire à quelqu’un qu’on aime.

 

Vous pouvez commander cet ouvrage directement à votre libraire habituel
ou sur le site internet :
http://editions-harmattan.fr

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Toute honte bue

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Evacuation du camp Rom de Villeneuve d’Ascq (Libération 9.08.12)

« Je souhaite que, lorsqu’un campement insalubre est démantelé, des solutions alternatives soient proposées. On ne peut pas continuer à accepter que des familles soient chassées d’un endroit sans solution ».

« Les Roumains et Bulgares, quelle que soit leur origine, sont citoyens européens. Les mesures transitoires qui limitent encore leurs droits feront l’objet d’un examen objectif en accord avec la résolution du Parlement européen du 25 octobre 2011 et le rapport de la Commission européenne du 11 novembre 2011».

François Hollande (27.03.12)



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